lundi 23 mars 2009

Braquage à l'espagnole


Martin Elias, ca vous dit quelque chose non ?

Vous savez, le gars super sympas, avec un accent bizarre, qui mange du chorizo et de l’huile d’olive, qui rigole quand ca devient dur, et qui oublie assez souvent d’avoir peur.



Ben c’est notre boss. Et oue, faut pas croire, il y a toute une organisation derrière toutes ces sorties folles, ces enchainements à n’en plus finir. Et Martin, c’est un peu le « parrain » de notre mafia à nous : le GRJP (voir article précédent). Evidement, en écrivant tout ca, on risque gros, parce que le big boss, il rigole pas, et vaut mieux tenir sa langue… Rémi en a déjà fait les frais l’été dernier, en lançant une rumeur comme quoi IL avait du mettre un pied sur un spit dans une dalle foireuse du pibeste, un véritable scandale… sa punition en fut à la hauteur : torturé pendant une dizaine d’heure dans un dièdre oublié des Pyrénées, loin des foules…



Et voila que mercredi, alors qu’on patiente tranquillement dans notre planque habituelle, le téléphone sonne. Encore un braquage de prévu… Cette fois ci, c’est un gros coup, du genre banque centrale en pleine journée en centre ville de New York… El maestro veut se rendre au 3eme étage à Gavarnie, et à la journée en plus… Et pas moyen de calmer le boss, il sait ce qu’il veut, et nous, on sait vite ce qu’on a à faire. On n’a déjà pas été brillant lors de notre dernière opération dans le sanctuaire, il faut se rattraper. Rémi, il en connait un bout, c’est pas la 1ere fois qu’on lui laisse les plans foireux, même que celui là, il y a déjà eu droit, avec un autre voyou de la bande, un certain Fiorentino Del lago… En ce moment, il se trouve en pleine punition, exilé. (On raconte qu’il fut aperçu en train de s’entrainer sur une structure artificielle, ce qui évidement, fut puni par le châtiment suprême du GRJP : l’exil dans l’ALPE)

Bref, c’est nous qui devions nous la coller. Le boss est clair : il vaut la trace, les trous pour les piolets, les abalakovs renforcés, et les cordes fixes dans tous les passages foireux… Il nous reste 24h, c’est pas le moment de trainer…




On embarque donc à 21h, avec tout l’équipement nécessaire à la préparation du terrain. Nous profitons de la pleine lune pour éviter d’allumer les frontales, et ainsi passer les différents postes de sécurité (renforcés depuis notre dernière tentative). Et vers 3h du matin, nous commençons le long travail qui nous attend… D’abord faire de bonnes marches dans Freezante, marquer les emplacements pour brocher, et enfin, installer des relais…
Puis de la trace, en zig zag, avec des enjambées d’un mètre 20, les seules qu’accepte le boss. Obligés de passer 2 fois dedans, afin de faire la place pour ses nouvelles chaussures en 46… Mais voila que la lune laisse place au soleil, alors que nous attaquons Mitologico. Déjà, des cordées du GIGN (groupe d’intervention Gavarnie Néouvielle) se lancent à notre poursuite.
Heureusement, nous sommes assez rapides, et parvenons au pied du 3eme étage, lieu de sécurité et de rendez vous pour les voyous. Un peu perplexes, nous nous engageons doucement dans les lignes de faiblesse de cette grande muraille, en prenant soin d’enlever toute prise instable, ou qui pourrait gêner el maestro… Nous laissons aussi un chorizo à chaque relais, comme convenu.



Toutes les cordes statiques sont vérifiées méticuleusement, et nous prenons enfin pied sur la langue de glace, le fameux trésor convoité… Toujours une petite émotion dans ces moments là, les premiers couinements des piolets, puis se dévacher, quitter le confort du baudrier…
Mais le temps presse, et nous nous relayons pour préparer les trous des nomics (la dernière arme développée pour ce genre de braquage…).
Une fois au sommet, c’est le soulagement… Un coup de fil au boss : mission réussie. Demain, il pourra monter sereinement profiter de cet éclat de glace, suspendu 1000m au dessus du cirque…
Il ne nous reste plus qu’a attendre la nuit pour descendre discrètement. Nous profitons d’une cordée de basques issus de l’ETA pour détourner l’attention des gardes, et ainsi retrouver notre véhicule, vers 22h…



Pendant ce temps la, le boss se repose dans la villa de Holles, encore un de ses repères qu’il affectionne tant… Le lendemain, il réalise comme prévu un des plus beaux braquages de la saison. Nous n’allons pas tarder à toucher notre part du butin : 2 universels, et 1 cornière chacun… Nous sommes aux anges, voila de quoi s’offrir quelques belles aventures à l’avenir !

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Que cabrones...
Yo tambien estoy en el exilio, castigado a beber vino y fumar hablando de las vías que quedan por hacer...
Excelente operación combinada de esta banda a la que le espera un fabuloso futuro.
He encontrado un buen lugar para un próximo golpe, TENDEÑERA, pronto más info, y gracias por la huella.

Anonyme a dit…

y prometo aprender a hacer artificial y conseguiré pitones.
Martín

bambino a dit…

Quand est ce que vous attaquez un train?